Posté le 28 août 2016 (lectures 417)
LFFM: Extrait de "La famille, une sacrée entreprise"
Ce texte est tiré du livre: "La famille une sacré entreprise", publié aux "éditions de l’homme".

"On cherche tous à être les meilleurs parents du monde et à offrir un milieu de vie sain à nos enfants. Mais qu’on le veuille ou non, il nous arrive tous de manquer de patience, d’être grincheux, de s’emporter, de n’être pas assez présents et de ne pas répondre adéquatement aux besoins de nos petits et grands. On se sent alors affreusement coupables. Mais  si nos petites erreurs de parents étaient en fait des cadeaux mal emballés pour nos enfants? Si, nos sautes d’humeur et nos imperfections parentales étaient, en fait, de fabuleuses opportunités pour nos enfants de faire toute sorte d’apprentissages qui leur serviront toute leur vie ? 




Quand je manque de patience, j’enseigne à mes enfants que la patience a une limite… et qu’ils doivent s’arrêter avant de l’avoir atteinte. Je leur enseigne également à observer les autres afin de déceler leur irritation et mieux respecter leurs limites. 


Quand je me mets en colère contre eux (si ça n’arrive pas trop souvent), je leur enseigne qu’on peut parfois être très fâché et continuer de les aimer. Ils seront alors moins bouleversés lorsqu’un enseignant ou un ami se fâchera contre eux.


Quand je fais des erreurs, je leur enseigne qu’ils ont le droit de se tromper et que leurs parents sont humains.


Quand je dois m’excuser, je leur enseigne à assumer leurs erreurs.


Quand j’oublie de leur dire que je les aime, je leur enseigne que l’amour n’a pas toujours besoin de mots.


Quand je manque de temps pour eux, je leur enseigne à être indépendants.


Quand je pleure, je leur enseigne que les émotions négatives sont normales et qu’elles finissent par passer.


Quand je tente de m’améliorer comme parent, je leur enseigne à cesser de se culpabiliser inutilement pour leurs erreurs et à tirer les enseignements qui leur permettront de grandir eux aussi. 


Et quand leur vie est imparfaite malgré mes efforts, (déménagements, séparation, intimidation, échecs scolaires)  je bâtis chez eux la force et la résilience qui leur permettra plus tard de savoir se relever après les échecs et les coups durs. 


Les enfants n’ont pas besoin que les interventions de leurs parents soient parfaites, simplement qu’elles soient cohérentes et bienveillantes.


 Viser l’intervention idéale génère un stress inutile chez les parents qui se répercutera inévitablement chez l’enfant. En fait, il n’existe pas d’intervention parfaite et le spectre des bonnes façons de faire est souvent bien plus large qu’on ne le croit. Soyons indulgents envers nous-même comme parents et nous enseignerons ainsi l’indulgence à nos enfants !"