Posté le 22 décembre 2006 (lectures 2,338)
LFFM: « Comment rendre l’orientation choisie et non un processus subi ? »
 
11e édition de la Journée du Savoir
Organisée par la Ligue Française de la Femme Musulmane
03 Décembre 2006 - Rosny sous bois

Intervention de Dorsaf Ben Dhiad Conseillère d’Orientation au Lycée Averroès de Lille
« Comment rendre l’orientation choisie et non un processus subi ? »



  « L’orientation si elle se réfléchie après la troisième sera alors subie par l’enfant », ainsi la conseillère Dorsaf Ben Dhiad met en garde les parents. L’orientation se pense très tôt.


Aussi dresse t- elle un état des lieux :

Par une mauvaise connaissance voire même une ignorance des mécanismes du système éducatif, l’enfant peut se voir choisir son orientation par d’autres, y compris par sa famille.



Le Lycée Averroès rassemble des enfants, musulmans, de même origine, maghrébine ou orientale. Aussi s’appuie t’elle sur son expérience pour sa présente démonstration.



Trois cas à partir de témoignages d’enfants :

  • Les écoles d’ingénieur : «  c’est pour les Bourg »,

  • Médecine : si les parents sont médecins alors l’enfant sans réfléchir se dirige spontanément dans cette même filière,

  • Un père ouvrier qui s’en est sorti par des formations, pousse alors son enfant à la réussite pour qu’il ne vive pas la même situation que lui.



Mme D. Ben Dhiad appelle les parents à être attentifs à l’enfant, et ses domaines préférés. Son Bonheur doit l’emporter sur tout.

Aujourd’hui, un enfant n’a qu’à étudier, tandis qu’avant, il travaillait aussi aux tâches de la maison voire participait aux besoins du foyer par un travail. Conséquence, l’enfant n’a que l’école comme facteur de reconnaissance, aussi ne peut-il compenser son échec scolaire par autre chose. Aussi conseille t’elle de ne pas enfermer son enfant dans son statut d’élève. Parfois un échec scolaire devient une honte familiale que l’enfant seul paie.





L’intelligence peut prendre plusieurs formes. Un surdoué peut avoir un problème de relation avec les autres. C’est un système de maturité qu’il faut rechercher, il faut prôner la maturité de l’enfant. Aussi, encore une fois, faut-il être attentif à lui et savoir ce qu’il aime.

Or ce qu’on remarque, c’est que certains enfants ne savent pas ce qu’ils veulent faire, ni ce qu’ils aiment. Notre société, et nos enfants avec, subissent alors la mode du temps.

L’information quant à l’orientation est multiple, il faut être curieux pour l’avoir et ainsi aider son enfant, elle ne viendra pas à vous.

« La Dynamique attitude ! »

Sur le net se développe les boites de coatching pour l’orientation, preuve de son importance aujourd’hui.



Ce que veut nous faire comprendre D. Ben Dhiad est l’importance qu‘il faut accorder à ce que veulent faire les enfants dès leur plus jeune âge, afin d’établi au plus vite une stratégie d’orientation.





Mme Ben Dhiab demande de ne pas maternaliser l’enfant.



Elle revient sur la situation engendrée par la loi du 15 Mars dite «la loi sur le voile », qui a créée un abattement des jeunes filles. Elle demande à ces jeunes filles de ne pas faire du voile une entrave à leurs rêves.