Posté le 19 février 2012 (lectures 1,459)
LFFM: Compte-rendu de la Journée d'Etude du 12 Février 2012
Par Christelle SZCZEPANSKI-KOUKEB : Première Journée d'étude en Ile-de-France

Dans l’après-midi du Dimanche 12 Février 2012, s'est tenue, à La Courneuve,  la première journée d'étude de la Ligue Française de la Femme Musulmane, nouvellement reconstituée. Ce rendez-vous se veut le point de départ d'une série de cinq rencontres, que la LFFM a tenu, symboliquement, à organiser, en premier lieu, en région parisienne. D'autres journées d'étude s'organiseront successivement dans différentes régions de France, afin de sensibiliser les femmes à l'échelon national aux actions de la LFFM, l'esprit étant, avant tout, de se rencontrer, d'apprendre, d'échanger et de créer du lien.

Lire la suite ci-dessous


Cette première manifestation de l'année a pu rassembler un public divers, venant de différentes villes de la région parisienne, et parfois même d'autres régions ; des personnes très satisfaites de l’initiative, ravies d'avoir le sentiment d'être représentées par une institution féminine, et enthousiasmées à l'idée de pouvoir apporter leur contribution à la redynamisation de la Ligue.

 L’accueil commence dès 13h avec quelques mots de bienvenue, puis une intervention de Mme Fatiha AJBLI, Docteur en Sociologie, et de Mme Héla KHOMSI, Présidente de la LFFM, sur le thème de «l'engagement au féminin». Au cours de cette intervention, toutes deux mettent l'accent sur l'impérieuse nécessité de s’investir, pour sortir enfin de cette « résignation acquise » ; Un engagement qui doit se faire avant tout par une réelle prise de conscience de ce que nous sommes, de nos manquements, de nos qualités, de nos atouts, mais aussi de ce que nous voulons. C'est cette introspection qui va nous permettre de modifier notre vision des choses, de décider de notre destinée et d'élever nos idéaux. Aussi, cet engagement renvoie-t-il sans doute chacune d'entre nous à notre propre responsabilité : « nous ne sommes probablement pas responsables de ce qui nous arrive, mais nous avons cette faculté de décider du sens des choses qui nous arrivent et de décider de ce que nous allons faire de ce qui nous arrive », explique Mme Fatiha AJBLI.


Mme Hela KHOMSI aborde, quant à elle, la question sous un autre angle, plus spirituel, reprécisant l’égalité originelle de l’Être humain, sa place au centre de l’action, ainsi que l'égalité de l'homme et de la femme dans les obligations et les responsabilités ; Elle évoque, par voie de conséquence, la nécessité d'une entraide mutuelle dans l'accomplissement des bonnes actions. Elle rappelle sans détour, le caractère impératif que revêt la participation féminine dans l’engagement, s’agissant d’une obligation qui incombe à chacune, et à laquelle on ne peut se soustraire. Elle précise également, et à juste titre, qu’au-delà d’être une obligation ou une prescription divine à laquelle on se doit d’obéir, l’action est une nécessité, puisqu’elle est «fortifiante et stimulante, forgeant et permettant d'aiguiser les compétences». Elle insiste par ailleurs sur la nécessité de «dédier tout ce que nous faisons exclusivement à Dieu et d’œuvrer sincèrement dans le seul but de Lui plaire» et termine son propos en mentionnant les qualités essentielles de toute personne soucieuse de s’engager réellement dans l’action : patience, persévérance et constance. 
 



  En deuxième partie, c'est Mme Linda BENDJAFER, psychologue spécialisée en psychopathologie de l’enfant, de l’adolescent, et de l’adulte, et conseillère d’orientation-psychologue, qui prend le relais avec une intervention intitulée «Devenir mère et rester femme» ; un sujet typiquement féminin qui captive l'attention d'un public exclusivement composé de femmes, durant lequel l'intervenante évoque tout naturellement les différentes étapes de la vie d'une femme ainsi que les extraordinaires potentialités qui sommeillent en elles, dont elle doit prendre conscience et qu'il faut qu'elle apprenne à gérer de manière optimale. Elle insiste sur l’importance d’organiser sa vie autour d’une pensée positive et propose à toute femme de porter un regard différent sur les épreuves qui peuvent la toucher, en se positionnant comme un acteur principal de sa vie, et non comme une victime ou un simple spectateur qui se laisse porter par la vie.


Enfin, en dernière partie, Mme Myriam Z., médecin en cours de spécialisation en Pédiatrie, présente un succinct et brillant exposé sur les divers aspects de la santé de la femme, dans le cadre de la rubrique «Le mot de LA Spécialiste», qui sera, explique-t-elle, la « plaque tournante » de chacune des différentes journées d'étude, au cours de laquelle la Ligue entend mettre en valeur les compétences parmi les membres qui la composent. Cette rubrique est agrémentée d’un questionnaire à remplir durant la Journée d’Etude, qui sera analysé au décours, et dont les résultats et les réponses seront publiés sur le site internet de la LFFM. Ce questionnaire sert de «baromètre» permettant d’observer quelles sont les connaissances et les avis sur diverses questions en rapport avec le sujet de la rubrique ; le but étant d’orienter, en fonction des réponses, les interventions ultérieures de la Ligue sur des sujets parfois difficiles ou méconnus.
 


Au cours de la rencontre, une collation est proposée aux personnes présentes, permettant à chacune d'échanger et de tisser des liens d'entre-connaissance et de fraternité, le tout dans une ambiance très conviviale.

 
  


    La Ligue Française de la Femme Musulmane conclut la rencontre en annonçant une date très importante, celle de son Colloque Annuel, qui se tiendra le Samedi 3 Mars prochain, à l'IESH de Saint-Denis, et qui sera notamment l'occasion de marquer la Journée internationale de la Femme autour de la question : «Quelle(s) place(s) pour les citoyennes musulmanes dans la société contemporaine ?».