Posté le 25 mars 2011 (lectures 1,933)
LFFM: Une nouvelle discrimination envers les femmes voilées
Une nouvelle loi visant à interdire aux mamans se couvrant les cheveux de participer aux sorties scolaires est en voie d’être adoptée. Il s’agit d’une nouvelle pierre à l’édifice de la méconnaissance de l’Islam en France et de la haine vouée aux femmes voilées.  

Elle s’inscrit également dans la continuité de l’adoption de lois aussi sévères qu’absurdes, dirigées contre un nombre restreint de personnes en France. Ainsi, après la loi du 5 Mars 2004 interdisant aux jeunes filles de se couvrir les cheveux dans les établissements scolaires, puis la loi interdisant la burqua dans les lieux publics, voilà une nouvelle loi « dans l’air du temps » alors que le radicalisme en France s'accentue et que le Front National gagne du terrain.


Ce projet de loi suscite notre indignation et notre colère. En effet, cette loi n’apporterait pas plus de sécurité ou de bien-être à nos concitoyens.

Cette loi ne toucherait qu’une catégorie de la société, celle des mamans qui couvrent leurs cheveux et qui souhaiteraient accompagner leurs enfants aux sorties scolaires. Est-ce un message envoyé une fois de plus à ces femmes : Non, nous ne voulons pas de vous dans cette société ? Oui, votre image nous dérange ? Est-ce un exemple apporté aux futures générations ? Celui d'adopter des lois visant à cacher ce qui dérange au lieu d’apprendre à se connaitre et à mieux vivre ensemble ?


Ce projet est inacceptable:

- Il est illégal. S'il est vrai que les professionnels de l'Éducation nationale doivent éviter tout signe distinctif susceptible de rompre le pacte laïc qui structure le service public de l'éducation, il n'en est rien des membres de la communauté éducative que sont les parents. Ils sont invités à participer à certaines activités à titre volontaire pour manifester appui et confiance aux éducateurs qui ont en charge l'enseignement de leurs enfants, ils contribuent ce faisant au renforcement de la communauté éducative et de son projet.
Rappelons que nous nous étions opposées à l'interdiction faite aux élèves de porter le foulard à l'école car, disions nous, "l'école publique ne doit pas choisir son public", de même nous affirmons que "l'école publique n'a pas à choisir les parents" qu'elle associe à la mise en œuvre de son projet pédagogique,

- Il stigmatise et traumatise certains enfants en désignant leur parent comme ne méritant pas la confiance de l'institution qui les accueille et dont on attend qu'ils en respectent l'autorité,

- Il contribue au durcissement du climat islamophobe qui nourrit les préjugés racistes et désigne à la vindicte une partie de nos concitoyens,

- il participe de l'idéologie patriarcale qui tend à désigner les femmes "comme vecteurs de régression" au lieu de les reconnaître dans la liberté de leurs choix

- il est une discrimination sexiste
puisqu'une fois de plus ce sont les femmes qui seront victimes de cette nouvelle loi liberticide