Posté le 29 janvier 2009 (lectures 2,149)
LFFM: Compte-rendu de la 13 ème Journée du Savoir
Compte rendu de la  13ème journée du Savoir

DIMANCHE 4 JANVIER 2009

A la Bourse départementale de travail de Bobigny




En partenariat avec  AMI (Association des Musulmans d’Ile de France), la LFFM a pu organiser cette année une nouvelle édition de la Journée du Savoir, marquée par les horribles attaques militaires de l’armée israélienne contre le peuple palestinien de Gaza. Après hésitation, la LFFM a décidé de maintenir la tenue de cette journée habituellement journée de joie et de fierté de voir les enfants et les jeunes soucieux et consciencieux face à leurs études.


L’ombre du massacre des palestiniens à Gaza a donc marqué cette journée et beaucoup de nos jeunes lauréats ont fait des témoignages et ont exprimé leur solidarité à ce peuple dans sa lutte pour la paix et la liberté.

 


 

Cette journée a aussi coïncidé avec  la nouvelle année de l’hégire 1430 , les organisateurs ont voulu profiter de cette occasion et ont invité le docteur Ahmed Jaballah, dircteur de l’IESH pour rappeler les leçons à tirer de l’évènement de la Hijra ( immigration du Messager de la Mecque vers Médine). 


Le programme a donc commencé par les mots de bienvenue des organisateurs : Monsieur Khaled Bouchama et Mme Halima Ait Naceur qui ont rappelé l’importance de cette journée qui participe à la motivation des jeunes pour le savoir et l’excellence dans leurs études.


Il était aussi l’occasion de sensibiliser les parents à l’importance de la maîtrise de la lecture et à rappeler leur part de responsabilité  pour que leur enfant devienne un bon lecteur : En effet, Mme Louisa, professeur des écoles a insisté sur le fait que l’enfant a du mal à comprendre ce qu’il lit et ceci  jusqu’à l’âge de huit ans et c’est pour ça que les parents doivent l’accompagner jusqu’à cet age, lui lire des histoires même s’il  déchiffre lui-même, ainsi ils pourront lui donner le goût à la lecture.


Une autre intervention destinée cette fois ci aux jeunes qui se bloquent à cause des barrières psychologiques et qui se résignent devant la discrimination. Sous prétexte qu’ils  viennent de banlieue  ou qu’ils soient d’origine immigrée, ils doivent subir des schémas prédéfinis pour eux. Monsieur Fikri qui est lui-même issu de l’immigration (Docteur en maths, enseignant en école d'ingénieur et chercheur à polytechnique) les a donc exhortés à se débarrasser de ces clichés et à surmonter ces barrières en ayant des hautes  ambitions et en faisant connaissance avec les classes préparatoires aux grandes écoles d’ingénieurs,  telle que Polytechnique, les Mines ou Central… Cette intervention a été poursuivie par un témoignage concret d’un jeune ingénieur de l’école Central de Paris qui a réussi bien qu’il soit orphelin et a résumé les secrets de sa réussite: sa mère qui s’est dévouée pour lui et la religion musulmane qui l’a beaucoup fortifié

 

La nouveauté de cette nouvelle édition est l’implication de différents autres  partenaires  qui ont tenu à participer activement dans la réussite de cette journée, tel que JMF ( Jeunes Musulmans de France) et l’AMS ( Association des Musulmans de Seine Saint Denis) qui s’est chargé d’animer les enfants en dehors de la salle de conférence, EMF ( Etudiants Musulmans de France ) qui ont participé à la commission d’étude des candidatures à la Journée du Savoir), Muslim Hands (Association humanitaire),l’IESH ( Institut Européen des Sciences Humaines) et l’UOIF ( Union des Organisations Islamiques deFrance)  qui ont participé financièrement à l’achat des prix pour les Lauréats.


Cette Journée du Savoir a été aussi marquée par la présence les responsables et quelques élèves du collège privé musulman de Vitry : Education et Savoir qui ont présenté le fonctionnement, les difficultés et l’intérêt d’un tel collège.

 

A la fin de la Journée, et contrairement aux années précédentes, l’animatrice de la Journée Mme Jaballah Elouafi a  procédé à la distribution des prix et a préféré  commencer par les étudiants qui ont eu un diplôme de 3ème cycle (en finance, en notariat, en mathématiques, CAPES…). Elle a tenu à ce que les plus jeunes soient attentifs aux propos et aux différents témoignages de leurs aînés et ainsi c’est lors de la remise des prix des lauréats que les classes se sont succédées de la terminale au CP.